Cinémathèque suisse - site officiel

L’Empreinte ou La main rouge

Introduction

Dans la livraison consacrée au Film d’Art par la revue 1895, n°56, deux études prennent pour objet L’Empreinte ou La main rouge, un des premiers films de la société, réalisé par Paul Henry Burguet, probablement en août 1908, et figurant au programme inaugural du Film d’Art le 17 novembre 1908, salle Charras, avec L’Assassinat du duc de Guise.

Publié en 1994 par Ciné-Bulletin, dans le cadre d’une chronique conçue comme une contribution au centenaire du cinéma, notre article tirait son origine de l’identification d’une copie incomplète de L’Empreinte conservée par la Cinémathèque suisse et rapidement dupliquée par les Archives du film du CNC.

C’était aussi la première fois qu’un autre des films de la fameuse soirée inaugurale du Film d’Art, Salle Charras, 17 novembre 1908, faisait l’objet d’une présentation.

Roland Cosandey, « L’Empreinte ou La Main rouge (Le Film d'Art, France, 1908): cinq pièces pour un film méconnu » / « L’Empreinte ou La Main rouge (Le Film d'Art, France, 1908) : fünf Zeugnisse für ein verkannten Film», Ciné-Bulletin (Zurich), nº229, novembre 1994, pp. 13-15 (« Chronique pour un centenaire annoncé », 9).
On prendra garde à une erreur : ce ne sont pas les quatre mais les cinq derniers tableaux que contient la copie.

Les deux études parues dans 1895 en décembre 2008 reposent sur la connaissance de cette copie, qui comprend les cinq derniers tableaux sur onze, ainsi que sur la partition.

Laurent Guido (cf. infra) met pour la première fois en relation avec le film (et la musique) une édition du quatrième tableau (Valse apache) en format Pathé-Kok 28mm sous le titre de La Valse chaloupée, unique élément matériel nouveau resurgi à notre connaissance depuis 1994.

- « Ariane Martinez, « Jeux de main. Le rôle des mimes dans l’Empreinte ou la main rouge (1908) et la Main (1909) », Alain Carou, Béatrice de Pastre, éd., « Le Film d’Art & les films d’art en Europe (1908-1911) », 1895, n°56, décembre 2008, pp. 133-147.

- Laurent Guido, « "Quel théâtre groupera jamais tant d’étoiles ?" Musique, danse et intégration narrative dans les attractions gestuelles du Film d’Art », op. cit., pp. 148-172.

Signalons que Laurent Guido est l’auteur d’une somme qui devrait intéresser aussi bien les amateurs de musique que de cinéma : L’âge du rythme. Cinéma, musicalité et culture du corps dans les théories françaises des années 1900-1930, 2007.

Nous remercions Ciné-Bulletin d’avoir autorisé la reproduction de l’article dans sa version française et allemande.

Nous avons complété cette réédition en ligne par deux développements nouveaux:
- L’Empreinte ou La main rouge (Le Film d'Art, France, 1908). Ce que raconte la partition.

Le découpage qu’on y trouve est associé aux photogrammes consultables ci-dessous.
- De Conscience (1901) à L’Empreinte (1908) : note sur une adaptation.

rc / juillet 2010

L'Empreinte, 1908

Tableau 8: « Pierrot, riche désormais, veut à son tour goûter le plaisir de la grande vie, à l’Abbaye de Thélème »

Tableau 9 : « Remords et cauchemar de Pierrot »

Tableau 9 : « Remords et cauchemar de Pierrot » 

Tableau 10 : « Décidé à innocenter son ami, Pierrot demande à être entendu par le juge d’instruction »

Tableau 11 : « Le crime reçoit toujours son châtiment »

Tableau 11 : « Le crime reçoit toujours son châtiment »

Vers le haut