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En 1999, la Cinémathèque suisse crée son propre atelier où s'effectuent divers travaux de restauration: il s'agit en particulier de remettre le film en état mécanique et de le nettoyer, afin de pouvoir le faire passer dans une tireuse.
La Cinémathèque suisse ne dispose pas encore de tireuse. En présence de problèmes techniques pointus, les restaurations sont confiées à l'entreprise reto.ch Sàrl, puis l'établissement de l'internégatif est effectué par Hermann Wetter (Genève). Dans les autres cas, le travail est confié aux laboratoires commerciaux suisses, Egli Film (Zurich) ou Schwarz Film (Ostermundigen). La Cinémathèque dirige et supervise les différentes étapes du travail (pellicule à utiliser, méthodes à appliquer, étalonnage à effectuer, etc.).
Nos séances "sortie du labo": l'occasion une fois par mois de voir les films restaurés par la Cinémathèque suisse
En matière de sauvegarde, la direction de la Cinémathèque établit aujourd’hui ses critères de choix en fonction de la gravité des cas (urgence à enrayer le processus de décomposition de l’image), de considérations pratiques du laboratoire (groupement de films présentant des difficultés techniques ou matérielles identiques), de l’importance historique, sociale ou artistique du film, de la rareté du sujet, de l’état des éléments de tirage, etc.
La notion d’« Helvetica » peut s’étendre à un fond d’origine étrangère, mais unique en son genre, découvert en Suisse et d’origine suffisamment ancienne (1895 à 1910) pour être considéré comme faisant partie de l’héritage cinématographique du pays. Ces considérations sont aussi valables pour l’œuvre d’un artiste étranger établi en Suisse (par ex. les dessins animés de Julius Pinschewer).